Retrait permis excès de vitesse : comment le contester et éviter les sanctions ?

Un excès de vitesse peut entraîner de lourdes conséquences pour les automobilistes, allant du simple retrait de points à la suspension ou l’annulation du permis de conduire. Cet article vous informe sur les différentes procédures qui peuvent être mises en place en cas d’excès de vitesse et vous donne des conseils d’expert pour contester efficacement un retrait de permis.

Les sanctions liées à l’excès de vitesse

En France, les excès de vitesse sont répartis en plusieurs catégories selon la gravité de l’infraction commise. Chaque catégorie est associée à une sanction spécifique :

  • Excès inférieur à 20 km/h au-dessus de la limite autorisée : amende forfaitaire (68 € pour une contravention de 1ère classe) et retrait d’un point sur le permis de conduire.
  • Excès entre 20 et 30 km/h au-dessus de la limite autorisée : amende forfaitaire (135 € pour une contravention de 2ème classe) et retrait de deux points sur le permis.
  • Excès entre 30 et 40 km/h au-dessus de la limite autorisée : amende forfaitaire (135 € pour une contravention de 3ème classe), retrait de trois points et suspension du permis jusqu’à trois ans.
  • Excès supérieur à 40 km/h au-dessus de la limite autorisée : amende forfaitaire (1 500 € pour une contravention de 4ème classe), retrait de quatre points et suspension du permis jusqu’à trois ans.
A lire également  Contrat AESH : comment est fixé le temps de travail ?

Il est important de préciser que ces sanctions peuvent être majorées en cas de récidive ou si l’automobiliste refuse de se soumettre aux vérifications des forces de l’ordre. Par ailleurs, la suspension du permis peut être prononcée pour une durée maximale de trois ans, mais cette durée peut être réduite en fonction des circonstances.

Comment contester un retrait de permis pour excès de vitesse ?

Pour contester un retrait de permis, il faut d’abord analyser la situation dans laquelle l’infraction a été commise et vérifier les éléments suivants :

  • La validité du radar : il est possible que le radar automatisé ayant constaté l’infraction n’était pas homologué ou fonctionnait mal. Dans ce cas, il convient de demander à consulter les documents prouvant sa conformité (certificat d’homologation, procès-verbal d’étalonnage) auprès du service administratif compétent.
  • Le respect des conditions d’utilisation du radar : certains radars ne peuvent être utilisés que sous certaines conditions (distance minimale entre le véhicule et le radar, angle d’inclinaison, etc.). Il est donc important de vérifier si ces conditions ont bien été respectées lors du contrôle.
  • La signalisation routière : en cas d’absence ou de défaut de signalisation, l’excès de vitesse peut être contesté. Les panneaux de limitation de vitesse doivent être visibles et conformes à la réglementation en vigueur.

Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, il est possible d’engager une procédure de contestation auprès du service administratif compétent (préfecture, centre automatisé de constatation des infractions routières). Cette démarche doit être effectuée dans un délai de 45 jours à compter de la réception de l’avis d’infraction.

A lire également  Le code d'activité APE / NAF 7112B : ingénierie et études techniques

Les conseils d’un avocat pour contester un retrait permis excès de vitesse

Voici quelques conseils d’un avocat pour vous aider à contester efficacement un retrait permis excès de vitesse :

  • Rassemblez les preuves : photos, témoignages, documents officiels… Toute preuve susceptible d’étayer votre contestation est utile.
  • Faites appel à un avocat spécialisé : un avocat spécialisé en droit routier saura vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches. Il pourra également plaider votre cause devant le tribunal administratif si nécessaire.
  • Soyez vigilant aux délais : ne tardez pas à engager une procédure de contestation, car les délais sont courts (45 jours) et impératifs. Une fois ce délai écoulé, il sera difficile d’obtenir gain de cause.

Enfin, il est important de souligner que contester un retrait permis excès de vitesse ne garantit pas l’annulation des sanctions. Cependant, cette démarche peut permettre de réduire la portée des sanctions et d’éviter une suspension du permis de conduire.

Retrait permis excès de vitesse : comment éviter les sanctions ?

Pour éviter les sanctions liées à un excès de vitesse, il convient avant tout de respecter scrupuleusement les limitations de vitesse en vigueur sur les routes. En cas d’infraction constatée, suivez ces recommandations :

  • Payez rapidement l’amende forfaitaire : si vous payez l’amende dans un délai de 15 jours après la réception de l’avis d’infraction, le montant sera minoré (par exemple : 45 € au lieu de 68 € pour une contravention de 1ère classe).
  • Effectuez un stage de récupération de points : si votre solde de points est faible ou nul, vous pouvez effectuer un stage afin de récupérer jusqu’à quatre points sur votre permis. Attention toutefois à ne pas effectuer plus d’un stage par an.
A lire également  Tout savoir sur l'extrait de casier judiciaire : conseils d'un avocat

Respecter les limitations de vitesse est non seulement essentiel pour préserver votre permis de conduire, mais également pour assurer la sécurité routière et celle des autres usagers.